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    Pourquoi protéger ses droits en tant qu’artiste ? L’exemple de Taylor Swift
    11 October 2019

    Pourquoi protéger ses droits en tant qu’artiste ? L’exemple de Taylor Swift

     

    Si Taylor Swift est la chanteuse la mieux payée au monde en 2019, le parcours de la jeune artiste n’a pas été sans embûches. Après ses combats avec Spotify et Apple en 2014, elle a récemment affirmé sa volonté de réenregistrer les morceaux de ses six premiers albums -du temps où son style était plutôt country-, pour en récupérer les droits.

    Retour sur une affaire qui a mis en lumière certaines pratiques de l'industrie musicale. 


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    Source Giphy

     

    Taylor Swift a longtemps travaillé avec le label Big Machine, originellement spécialisé dans la country. À l’époque, la chanteuse avait cédé les droits de ses enregistrements à Big Machine, qui était donc autorisé à les utiliser comme il le souhaitait.

     

    Et ensuite ? Alors que la chanteuse était en train d’achever sa tournée en 2018, elle décide de changer de label et de rompre son contrat avec Big Machine. Elle s’est alors longtemps battue pour récupérer l’ensemble de sa discographie, mais sans résultat. Au lieu de lui “rendre” ses droits, le label lui propose un contrat dans lequel est stipulé que pour chaque nouveau disque qu’elle signerait avec eux, la chanteuse récupérerait les droits d'un de ses anciens albums. Elle refuse, et décide de rejoindre la plus grande maison de disques de tous le temps : Universal Music Group. Avec cette nouvelle collaboration, Taylor Swift sera propriétaire de tous ses nouveaux morceaux.

     

    Parallèlement, le label Big Machine a été racheté par Scooter Braun -manager de Justin Bieber, Ariana Grande, Kanye West et d’autres géants de la musique- et les premiers albums de Taylor Swift avec. Or, la chanteuse décrie les méthodes de Scooter, et entre les deux, le courant ne passe pas vraiment. Ainsi, non seulement elle n’a pas la main sur ses premiers albums, mais ils sont gérés par un tiers qu’elle ne porte pas dans son coeur. Elle aurait d'ailleurs demandé plusieurs fois à récupérer son travail, mais sans succès. Toutefois, une fois l'accord avec Big Machine caduc en novembre 2020, elle aura la possibilité de réenregistrer l’ensemble de ses premiers tubes.

     

    La morale de cette histoire ? En tant qu’auteur-compositeur-interprète, il est primordial de parfaitement se renseigner sur les clauses des contrats que vous signez. Taylor Swift avait 15 ans quand elle a signé avec Big Machine, n’a pas été conseillée correctement, et en paye les frais aujourd'hui. Si ce n'est pas la première à avoir été confrontée à une problématique de détention de droits sur sa propre musique (George Clinton, Paul McCartney), Taylor Swift espère que son histoire servira de leçon aux artistes en devenir, afin qu'ils négocient mieux leurs droits avant de signer un contrat.

     

    Il est toujours important en tant qu’artiste de rester propriétaire de son travail et de toujours veiller à sa conservation. Certes, l’industrie musicale doit encore progresser sur certains points, mais c'est également aux artistes d'assurer leurs arrières.

     

     

    Lyna Louifi et Aliénor Sander.

     

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